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There's one in every crowd

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Enregistré dans la foulée de «461 ocean boulevard», ce troisième album solo d’Éric Clapton aura connu un succès commercial et critique relativement mitigé. Mixage brouillon, interprétations sans envies et compositions banales seront les principaux écueils d’un disque qui aura bien du mal à contenter les fans du chanteur/guitariste.

A l’instar du précédent opus, Clapton va tenter de mélanger les influences musicales, le résultat étant bien moins réussi. On démarre par deux ballades, reprises de chants traditionnels : «We’ve been told (Jesus coming soon)» qui sonne bien creuse dans ses arrangements folks, et «Swing low, sweet chariot» (seul single issu de l’album) sur lequel Clapton semble bien peu concerné.

Il faut dire que le mixage des différentes pistes est d’une rare médiocrité. Tout semble lointain à l’écoute de cet album, la voix du chanteur est assez peu audible et les divers arrangements se confondent dans un marasme imperceptible. Si Clapton rejoue la carte du reggae sur «Don’t blame me», le résultat n’arrive pas à la cheville de son «I shot the sheriff», faute à un tour de chant mollasson et des arrangements sans imagination.

Heureusement, quelques compos sauvent l’album du naufrage : «The sky is crying» redonne un peu d’allant à l’ensemble grâce à un solo de guitare racé, «Singin’ the blues» nous offrent un peu de rythme et d’énergie dans la lignée de chœurs concernés , enfin «High» s’inscrit comme la meilleure piste du disque avec sa structure non linéaire, ses subtils arrangements au synthé et son solo de guitare charismatique.

Sanctionné par des résultats de ventes bien en deçà de «461 ocean boulevard» (malgré un disque d’or outre-manche), Clapton va, avec ce disque brouillon, se mettre nombre de fans à dos, expliquant ainsi les ventes médiocres de ses prochaines sorties. Un disque réellement dispensable donc.

Ajouté le 3 Août 2016 par Bibi